Actualités régionales

L'hypertension artérielle chez le chat
18/06/2021

L'hypertension artérielle chez le chat

A priori très rare chez le chien, le chat peut être volontiers sujet à l’hypertension artérielle. Cette maladie, longtemps sous diagnostiquée, peut avoir des conséquences parfois graves sur la santé de nos félins. Il est donc important d’en reconnaitre rapidement certains signes pour traiter précocement la maladie.   Qu’est-ce que l’hypertension artérielle ? Au-delà de la définition physique du phénomène (on considère ainsi une pression sanguine comme trop élevée  si elle est supérieure à 175 mm de mercure) , c’est la résultante  d’une pression d’éjection du sang par le cœur trop forte et (ou) de la résistance trop importante des artères à cette pression d’éjection.   Mon chat a-t-il un risque de développer de l’hypertension ? Contrairement à ce qui se passe chez l’homme pour qui un mode de vie stressant est un facteur prédisposant bien connu à l’hypertension, chez le chat le stress ne semble pas jouer un rôle aussi important dans le développement de la maladie. L’hypertension est en revanche  plus fréquemment découverte chez des chats âgés,  et comme chez l’homme cette fois-ci, il semble  que le surpoids la favorise.  Pour cette raison, et bien d’autres,  maintenir votre chat à son poids idéal est indispensable pour sa santé.   Quelles sont les causes d’hypertension ? Parmi les causes les plus courantes, il faut retenir les maladies rénales, l’hyperthyroïdisme, et certaines maladies cardiaques. - Il est courant de rencontrer de  l’hypertension  dans l’insuffisance rénale, et certains spécialistes avancent ainsi que plus de la moitié des chats souffrant de troubles rénaux présentent également des troubles de la tension artérielle. Si les mécanismes ne sont pas encore bien connus, une hypothèse évoque le mécanisme suivant : lors de maladie rénale, du tissu fibreux envahit le rein et le cœur augmente sa force d’éjection,  donc la pression, afin de favoriser la filtration rénale et compenser de la sorte la résistance liée à cette fibrose rénale. - L’hyperthyroïdisme,  quant à lui, est lié au  dérèglement du fonctionnement d’une glande située dans le cou,  proche de la trachée, la glande thyroïde. Cette glande augmente alors de taille et accroît ses sécrétions hormonales. Même si cette hyperthyroïdie est rarement cancéreuse,  l’augmentation importante de la synthèse d’hormones thyroïdiennes impacte un certain nombre de métabolismes, et en particulier le fonctionnement cardiaque :  le muscle cardiaque va pomper plus rapidement et éjecter avec plus de force le sang dans les artères.  Un quart des chats hyperthyroïdiens est ainsi exposé à un risque d’hypertension. - Enfin, parmi les causes les plus fréquentes, nous avons cité les maladies du cœur lui-même et en particulier  la  cardiomyopathie hypertrophique.  Si certains cas sont d’origine congénitale, les deux maladies précédentes peuvent également conduire à  ces troubles cardiaques.  La paroi musculaire du cœur s’épaissit et le volume des cavités ventriculaires diminue  : à chaque contraction le volume éjecté est  moindre et la perfusion  tissulaire en sang est insuffisante.  L’organisme tente de compenser en augmentant la pression sanguine.  Une anémie chronique peut aussi conduire au même phénomène.   Quels sont les symptômes de l’hypertension artérielle, et comment la diagnostiquer ? Le signe le plus visible pour le propriétaire est souvent un signe assez tardif, mais particulièrement impressionnant : il s’agit de troubles de la vision , pouvant aller jusqu’à la cécité.  En effet le sang, dont la pression est trop élevée, peut occasionner des dommages dans l’œil : des hémorragies, un décollement de la rétine ou un glaucome. Bien souvent les signes sont moins évocateurs, mais si votre chat  boit beaucoup ou urine plus abondamment,  si son appétit devient capricieux,  il faut envisager la possibilité  d’une insuffisance rénale.  Dans d’autres cas, c’est une  hypertension intracrânienne  qui provoquera  des cris inhabituels,  ou un comportement anormal qui devra vous inquiéter. Depuis quelques années en médecine vétérinaire, le développement de nouveaux appareils permet de mesurer simplement et sans douleur la tension chez le chat. Avec de petits brassards à l’image de ce qu’utilisent les médecins, ou alors avec des méthodes Doppler. Ces mesures sont très précises et rapides.   Quand faut-il faire surveiller la tension chez mon chat, et si elle est trop élevée, y a t-il des traitements ? Bien évidemment en cas de symptômes évocateurs que nous avons abordés plus haut, mais aussi en prévention il est conseillé de surveiller la tension. Chez votre chat  à partir de 10 ans et chez les chats insuffisants rénaux, un contrôle  fréquent est recommandé. En ce qui concerne les traitements, la pharmacopée vétérinaire s’est considérablement développée ces dernières années sur cette maladie et ses causes. Pour autant, les molécules utilisées en médecine humaine et en médecine vétérinaire sont assez différentes. Votre vétérinaire vous proposera le traitement le plus adapté à votre compagnon. Il peut être également intéressant  de modifier le régime alimentaire (réduire le sel notamment).   Quel pronostic en cas d’hypertension chez mon chat ? Si les traitements sont bien suivis, les résultats sont souvent très bons. Seules les conséquences oculaires, notamment  le décollement de la rétine , si elles ne sont pas soignées à temps, En cas de doute donc, n’hésitez pas consulter votre vétérinaire, car si la rétine n’est pas remise en place dans les 24 à 48 heures, les dommages peuvent être irréversibles. Comme chez l’Homme l’hypertension artérielle peut avoir des conséquences importantes sur la santé de votre chat. Les progrès dans l’appareillage vétérinaire depuis quelques années permettent de surveiller simplement, plus précisément et sans grandes contraintes la tension de votre chat. N’hésitez pas à en parler à votre vétérinaire.
Quiz: Les bruits des animaux
11/06/2021

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Le furet
04/06/2021

Le furet

Carnivore de la famille des mustélidés (famille qui comprend également le putois, la belette, le vison...) En latin : Mustela putorius furo (putorius signifiant « puant » et furo « voleur » ). Le furet est un animal domestique (domestiqué vers 1300 av. J.-C. par les Égyptiens).   Caractéristiques Longévité :  6-8 ans en moyenne. Morphologie :  Corps très allongé , extrêmement souple petites pattes munies de griffes non rétractiles (moins « pointues » que celles du chat), tête triangulaire avec un museau fin petites oreilles contenant un cérumen brunâtre. Nombre de mamelles variable : généralement 8 mamelles. Peau : - très épaisse. - dépourvue de glandes sudoripares donc pas de possibilités de régulation de la chaleur corporelle : le furet supporte mal la chaleur. - nombreuses glandes sébacées : rends la peau grasse et est responsable de l’odeur forte surtout pendant la période de reproduction (intervention des hormones sexuelles). La stérilisation permet de diminuer l’odeur. Présence de sacs anaux de part et d’autre de l’anus : la vidange des sacs se réalise lorsque l’animal a peur ou qu’il se sent agressé. L’ablation des sacs anaux est maintenant interdite (excepté pour des raisons médicales) et ne permet pas de diminuer l’odeur du furet.   L’habitat - En appartement : Cage à plusieurs étages munie de plusieurs « cachettes » : tunnels, manches de vêtements... Bac à litière : les furets font leurs besoins dans un coin, mais il est très difficile de leur apprendre la « propreté » (à la différence des chats). Choix des jouets : il faut faire très attention aux jouets laissés à disposition : les furets avalent tout et n’importe quoi (ce qui peut créer des obstructions intestinales qui peuvent être mortelles) en liberté : les furets sont très curieux et font beaucoup de « bêtises » : grattent les plantes, renversent tout ce qui peut l’être, déplacent les peluches, mordillent les chaussons... Ne jamais les laisser sans surveillance en liberté dans un appartement « non sécurisé ».   - À l’extérieur : Les furets sont encore utilisés par certains pour la chasse : recherche des lapins dans les clapiers... Ils vivent alors souvent dans des « clapiers » dehors : les furets ne craignent pas le froid, mais les courants d’air ! (Il faut donc vérifier l’orientation du vent).   Les vaccins Le furet peut être vacciné pour 2 maladies virales contagieuses entre le furet et le chien : - la maladie de carré. - la rage : la vaccination n’est pas obligatoire, mais est nécessaire si l’animal est amené à voyager à l’étranger ou s’il va en camping.   Cohabitation avec les autres animaux: Le furet est leur prédateur naturel !!Entente possible avec chien et chat. Éviter la cohabitation avec des rongeurs ou des lagomorphes (lapins).   Alimentation C’est un carnivore strict (besoin d’aliments d’origine animale). Transit digestif très court ( 3-4 heures environ ) : la nourriture doit donc être constamment à disposition du furet et à volonté ( il régule lui-même son apport en fonction de ses besoins ). Tendance à cacher sa nourriture dans tous les coins : il faut donc privilégier les aliments secs (croquettes) pour éviter les « mauvaises surprises » !! Besoins protéiques très importants donc en protéines de très bonne qualité. Aliments disponibles : Croquettes pour furets ou croquettes pour chatons. Éviter l’apport de sucres.   Reproduction Maturité sexuelle vers l’âge de 5 à 9 mois (très dépendant de la photopériode). Signes de chaleur chez la femelle : vulve qui augmente de taille et devient très visible. Chez le mâle : odeur plus marquée que d’habitude. Accouplement très « sportif » voir violent. Durée de gestation : 42 jours en moyenne (de 38 à 44 jours). La stérilisation peut être réalisée à partir de 6 mois : castration chez le mâle et ovariohystérectomie (ablation des ovaires et de l’utérus) chez la femelle.   Différence mâle /femelle Le mâle est généralement plus trapu que la femelle (2 kg pour un mâle contre 0,4 à 1 kg pour la femelle). Le prépuce est situé juste en arrière du nombril et présence d’un os pénien.
Quiz: Les races de chats
28/05/2021

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La croissance de votre chiot : évitez les erreurs
21/05/2021

La croissance de votre chiot : évitez les erreurs

La période de croissance de votre chiot est une période cruciale de sa vie : il n’en aura qu’une seule et le bon déroulement de cette phase de sa vie va conditionner sa vie d’adulte. Pour autant, un certain nombre d’idées reçues circulent encore poussant les propriétaires à commettre certaines erreurs . Voici l’essentiel à connaître pour une croissance harmonieuse de votre chiot.   Établir sa courbe de croissance pour éviter les erreurs alimentaires La croissance varie en durée et en amplitude suivant la race, et en particulier selon le poids adulte. Ainsi, un chiot de petite race va multiplier son poids de naissance par 20 durant les 10 mois de sa croissance, alors que pour les races géantes, le poids est multiplié par 100 sur une durée qui peut aller jusqu’à 2 ans. Établir une courbe de croissance prédictive permet d’évaluer un écart, et de corriger avant que des effets irréversibles apparaissent. Paradoxalement, ces risques sont plus souvent liés à des excès qu’a des carences, puisque les aliments du commerce, pour chiot, sont assez souvent élevés en calories.   Comment gérer l’apport calorique ? Votre équipe vétérinaire peut vous proposer un suivi de la courbe de poids de votre chiot, et choisir avec vous l’alimentation la plus adaptée pour lui. Pour faire simple, vous pouvez, si vous connaissez le poids estimé de votre chien quand il sera adulte, retenir qu’au sevrage (vers 2 mois), il ne doit pas prendre plus de 3 à 4 grammes par jour et par kilo de poids adulte. Au maximum de sa croissance (environ 2 mois pour les petites races, 3 mois pour les moyennes, 4 mois pour les grandes races de plus de 25 kg, et autour de 5 mois pour les races géantes) ce gain de poids quotidien est de 4 à 5 g par jour et par kilo de poids adulte. Pour les races à risque de surpoids ou sensibles au niveau ostéoarticulaire, il est préférable de se situer sur le chiffre bas. Au maximum de ses besoins alimentaires (autour de 3-4 mois pour les petites races, 4-5 mois pour les moyennes, 5-6 mois pour les grandes races de plus de 25 kg, et autour de 7 à 8 mois pour les races géantes), votre chiot doit recevoir 10% de calories en plus que ce qu’il recevra adulte. Notons qu’à ce point de sa croissance votre chiot atteint les deux tiers de son poids adulte. Ensuite, l’apport calorique doit être diminué sinon, votre chiot risque de développer du tissu adipeux et donc d’être plus facilement en surpoids.   Quels risques durant la croissance ? La suralimentation ! Chez les races de petit gabarit (mois de 20 kg), une alimentation trop riche ou donnée en quantité trop importante entraine une prise de poids trop importante par développement de tissus gras. Chez les grandes races et les races géantes, une alimentation trop riche commence par accélérer la croissance staturale : le chiot est grand et maigre. En persistant à suralimenter le chiot, du tissu gras se dépose. Dans les deux cas, le surpoids, qu’il soit « gras » ou « maigre », va conduire à des troubles : malformations articulaires et obésité en particulier. Il ne faut jamais nourrir un chiot à volonté, il y a des risques à suralimenter !   Articulations : le calcium en excès est dangereux. Là également, on rencontre un certain nombre d’informations dangereuses. Durant les 5 premiers mois de sa vie, votre chiot n’est pas capable de se protéger d’un excès de calcium dans son alimentation . Si son alimentation est trop dosée en calcium, il risque de déposer ce calcium dans ses cartilages de croissance ce qui va provoquer des anomalies ostéoarticulaires irréversibles. Ajouter du calcium à une alimentation formulée pour les chiots peut donc s’avérer dangereux, et n’apporter aucun bénéfice. Votre vétérinaire et son équipe peuvent vous conseiller sur ce point. Pour limiter les défauts de croissance ostéo-articulaires de votre chiot, bien surveiller son alimentation est indispensable. Il est également conseillé de limiter tout exercice intense en pente (montée ou descente) : le poids est alors déporté sur les antérieurs ou les postérieurs et sollicite trop ses articulations très fragiles.   Quelle surveillance et quels risques faut-il prévenir ? Les vaccins   Votre chiot va sortir, grandir, développer son caractère et trouver sa place dans la famille. Avec votre vétérinaire, établissez son programme de prévention. Nous avons déjà vu les risques liés à l’alimentation qui devra être adaptée régulièrement, et si nécessaire, modifiée. Votre chiot est peut-être déjà vacciné, mais n’oubliez pas qu’un jeune a besoin de plusieurs injections vaccinales pour que la protection soit efficace. Certains vaccins sont effectués vers l’âge de 6 mois et en tout cas, séparément des vaccins courants. En fonction de votre région, de vos sorties ou voyages, il pourra être utile de protéger votre chiot de façon plus complète.   Les parasites   Les parasites internes et externes peuvent affecter la croissance de votre chiot. Un programme antiparasitaire est donc indispensable, programme qui doit être continué lorsque votre chiot sera adulte, en l’allégeant au besoin.   Apporter suffisamment de protéines pour la construction musculaire. Une idée reçue voulait il y a encore quelques années (idée qui circule encore hélas !) qu’une alimentation très protéinée soit préjudiciable à la croissance des chiots. De nombreuses études sont venues démontrer depuis qu’au contraire, c’est la restriction inadaptée qui est préjudiciable. Votre chiot doit donc recevoir une alimentation suffisamment protéinée pour développer harmonieusement sa masse musculaire. Le comportement de votre chiot va aussi se développer. Afin qu’il trouve sa place au sein de votre foyer, une éducation appropriée est nécessaire. C’est au plus tôt qu’il vous faut mettre en place cette éducation. Au moment de la puberté, la mise en place des hormones sexuelles induit des modifications qu’il faut connaitre et maitriser. Votre vétérinaire peut vous aider à bien conduire cette éducation. Si vous ne souhaitez pas faire reproduire votre chiot, envisagez la stérilisation. Elle a plus d’avantages que d’inconvénients, et ces inconvénients (prise de poids essentiellement) peuvent être prévenus efficacement. N’hésitez pas à consulter nos autres fiches.   La surveillance du squelette Durant la phase de croissance, et en particulier autour du « pic de croissance », il est conseillé de peser votre chiot toutes les deux semaines, de surveiller ses aplombs et d’adapter son alimentation en fonction de sa courbe de croissance. Son programme d’éducation doit aussi être adapté, autant pour développer correctement son caractère que pour limiter les risques ostéoarticulaires. Demandez à votre vétérinaire et à son équipe quel est le suivi idéal pour votre chiot en fonction de sa race, de son gabarit adulte et de votre mode de vie. Une croissance harmonieuse est garante d’un chien équilibré, en bonne santé, et fonde les bases de sa longévité à vos côtés. Fin de croissance 8 - 10 mois/12 mois/15 à 18 mois/18 à 24 mois Pic de croissance 2 mois/3 mois/4 mois/4 - 5 mois Pic de besoin 3 - 4 mois/4 - 5 mois/5 - 6 mois/7 - 8 mois   Conclusion : La croissance de votre animal est unique. Elle dépend de nombreux facteurs (race, mode de vie...) et se doit d’être maitrisée pour garantir un squelette et des organes en bonne santé une fois adultes. L’équipe de votre clinique vétérinaire possède les connaissances et les compétences nécessaires pour vous informer, vous conseiller et vous guider tout au long de la croissance de votre chiot.
La piroplasmose
11/05/2021

La piroplasmose

La piroplasmose est l’une des maladies les plus fréquentes chez le chien, qui tue encore de nombreux chiens chaque année en France. C’est une maladie qui détruit les globules rouges. Elle est due à un parasite du sang, transmis par une morsure de tique.   Quels sont les symptômes que l’on peut observer ? Le chien est abattu, il refuse de se nourrir, présente une forte fièvre (souvent 40°C). D’autres troubles sont inconstants : douleurs abdominales, vomissements, boiteries... Ses urines prennent une coloration anormale : orange, rouge, ou marron foncé. Même s’il manque seulement d’appétit dans les 4 à 8 jours qui suivent une sortie à la campagne et s’il paraît mou, n’hésitez pas à consulter votre vétérinaire, car les symptômes ne sont pas toujours faciles à déceler. En effet, c’est une urgence et le traitement doit être mis en place le plus rapidement possible. Seul un vétérinaire peut faire un diagnostic de certitude : il prélève une goutte de sang et grâce au microscope détecte la présence des parasites dans les globules rouges.   Comment se transmet la piroplasmose ? Seules les tiques peuvent transmettre cette maladie. Les chiens attrapent généralement les tiques dans les haies, les buissons, les broussailles ou l’herbe. Même si les chiens de chasse et ceux qui vivent à l’extérieur sont les plus exposés, tous les chiens peuvent un jour ou l’autre contracter la maladie, d’où l’importance de tout mettre en œuvre pour la prévenir. Une fois dans le sang, les parasites transmis par la tique pénètrent dans les globules rouges, s’y multiplient, et les font éclater. Il en résulte une anémie (manque de globules rouges), et une intoxication du foie et des reins par les déchets issus des globules rouges détruits. Un chien atteint de piroplasmose n’est contagieux, ni pour les autres chiens, ni pour d’autres animaux, ni pour l’homme.   Quel traitement ? Le traitement est très efficace à condition d’être mis en place suffisamment rapidement. Il convient donc de bien surveiller l’apparition des symptômes et de se rendre rapidement chez un vétérinaire au moindre doute. Suivant le stade d’évolution de la maladie, le vétérinaire mettra en place un traitement sous forme : • d’injections, qui permettent de détruire le parasite, • de perfusions, destinées à réhydrater l’animal et à lutter contre les complications hépatiques et rénales, • de transfusions, pour compenser le manque de globules rouges. Enfin, une alimentation adaptée peut ensuite être conseillée par votre vétérinaire afin de faciliter la convalescence.   Quelle prévention ? Les antiparasitaires C’est la méthode la plus sûre pour constituer une réelle prévention contre la piroplasmose. Le produit doit détruire la tique avant qu’elle n’ait le temps de piquer. Il existe donc à votre disposition : • Certains colliers, mais attention, leur niveau d’efficacité varie d’un collier à l’autre. • Les pulvérisateurs qui permettent de déposer un film protecteur sur l’ensemble du corps. • Les pipettes, dont la répartition du produit sur l’ensemble du corps se fait toute seule en 24h. Ils doivent être systématiquement et régulièrement appliqués pendant les périodes à risque : c’est-à-dire au printemps de mars à juin, et à l’automne, de septembre à décembre.   Conclusion : La piroplasmose est une maladie commune qui peut être grave et parfois mortelle. Même si le traitement est très efficace lorsqu’il est mis en œuvre suffisamment rapidement, la maladie peut entraîner des séquelles au niveau rénal et hépatique. Il est donc fortement conseillé de « prévenir plutôt que guérir ». L’utilisation d’antiparasitaires externes doit être systématique de mars à juin et de septembre à décembre.   Demandez conseil à votre vétérinaire qui saura vous conseiller les solutions adaptées.
Le vieillissement chez le chat
06/05/2021

Le vieillissement chez le chat

Comme l’être humain, le chat vieillit. Au fur et à mesure du temps qui passe, certains signes peuvent apparaître : Raideur articulaire, activité diminuée ou augmentée, augmentation de la soif, apparition de grosseurs, mauvaise haleine, changement de comportement, gain ou perte de poids. Même si ce processus de vieillissement est inévitable, il est possible de diminuer certains facteurs de risques et aider votre compagnon à bien vieillir.   Les dents L’absence de soins dentaires peut avoir des conséquences qui s’aggravent lorsque l’animal vieillit : douleur lorsqu’il s’alimente, inflammation des gencives, déchaussement des dents et destructions de l’os de la mâchoire, mauvaise haleine. Deux solutions simples pour prévenir ces risques : des soins dentaires (brossage régulier et/ ou détartrage) et alimentations adaptées. Certaines croquettes destinées aux chats séniors prennent en compte cette nécessité de diminuer la formation de la plaque dentaire et du tartre.   Les organes À commencer par le rein, qui peut fatiguer plus rapidement. L’insuffisance rénale est une cause de décès très courante chez le chat âgé. Perte de poids, prise de boisson qui augmente, quantité urinaire accrue, mauvaise haleine ... voici quelques symptômes qui doivent vous alerter. Un contrôle strict des apports en protéines et minéraux peut permettre de retarder l’évolution de la maladie. Il existe des aliments spécialement dédiés à cette pathologie. Vers 8-9 ans, il peut être utile de faire un bilan rénal chez votre vétérinaire, afin de déceler la maladie et mettre en place un traitement le plus tôt possible. La thyroïde est également touchée par une maladie hormonale : l’hyperthyroïdie . Celle-ci résulte de tumeurs souvent bénignes de la glande thyroïde. Voici les signes cliniques qui peuvent vous alerter : • Chat hyperactif, augmentation de la soif, diarrhée, hypertension • Des traitements adaptés et efficaces existent.   L’alimentation La prise de poids et l’obésité sont souvent remarquées chez les chats âgés. Même si le propriétaire ne le remarque pas toujours, car cette prise de poids est progressive, et parfois un épais pelage cache l’excédent de graisse. Il existe des aliments spécialement étudiés et formulés pour répondre aux besoins nutritionnels du chat senior, permettant ainsi de limiter cette prise de poids et agissant sur l’état de santé général.   Maladies du coeur Plusieurs types d’affections concernent les chats vers l’âge de 7/8 ans, et touchent le muscle cardiaque. Un examen au stéthoscope peut permettre au vétérinaire de détecter un bruit cardiaque anormal. Un traitement et une alimentation adaptée aident le chat à ralentir la progression de la maladie.   Le diabète Les chats obèses sont souvent atteints par cette maladie. Il est donc primordial de surveiller le poids de votre animal tout au long de sa vie et encore davantage lorsqu’il vieillit. Si votre chat est atteint de diabète sucré, il a besoin d’injection d’insuline quotidiennement. Les symptômes sont les suivants : perte de poids, prise de boisson beaucoup plus forte, urine en grande quantité, et toujours affamé.   Le cancer Bien évidemment, comme chez l’homme, le risque de cancers augmente avec l’âge. Il est possible pour certains d’entre eux s’ils sont détectés et pris en charge assez tôt, de ralentir fortement leur progression et améliorer la qualité de vie de l’animal. Il existe certains vaccins pour prévenir des affections telles que la leucose féline (appelé FeLV).   Malpropreté La malpropreté peut survenir avec l’âge. L’animal urine et défèque en dehors de sa litière. Plusieurs raisons peuvent en être la cause : Une maladie qui augmente la prise de boisson et donc la quantité d’urine, de l’arthrose qui l’empêche d’atteindre sa litière, la sénilité... On observe des changements de comportement ; sommeil prolongé, déambulations, désintérêt pour l’environnement... Souvent certains chats souffrent d’arthrose ou de problèmes dentaires, les rendant un peu plus agressifs. Un traitement adapté permet d’améliorer significativement les choses. Pour terminer, n’oubliez pas de poursuivre une politique de prévention pour la vermifugation, la vaccination e t n’hésitez pas à demander à votre vétérinaire un bilan gériatrique, qui permettra de déceler ou non la présence de troubles physiologiques, parasites, mauvais fonctionnement de certains organes.   Conclusion : La prise en charge de la douleur est devenue une préoccupation collective nécessitant une collaboration étroite entre le propriétaire et l’équipe soignante. Elle fait partie intégrante des soins apportés à votre compagnon. Elle a pour but d’améliorer toujours la qualité des soins et le confort de vie de l’animal.
Le chinchilla (Chinchilla brevicaudata, Chinchilla lanigera)
23/04/2021

Le chinchilla (Chinchilla brevicaudata, Chinchilla lanigera)

Les chinchillas sont des animaux nocturnes et actifs au crépuscule. Ils sont d’excellents grimpeurs et sauteurs. Ils sont élevés depuis des dizaines d’années pour leur fourrure. Ce sont des rongeurs craintifs qui doivent être manipulés avec beaucoup de douceur et habitués progressivement à l’homme.   Origine Les chinchillas vivent en altitude dans les Andes d’Amérique du Sud. La population sauvage est en danger de disparition, car le chinchilla est chassé pour sa fourrure. L ongévité : 10 ans en moyenne en captivité. Longévité maximale de 20 ans. Caractéristiques : leur fournir une cage résistante avec du matériel à ronger tel que du carton, du bois, etc.   Reproduction Parmi les rongeurs de compagnie, les chinchillas ont la période de gestation la plus longue, soit de 111 jours (environ 4 mois). La plupart des portées comportent 2 bébés seulement. Les petits naissent très développés, contrairement à la plupart des petits rongeurs (rats, souris). Ils possèdent déjà leur fourrure et ils ont les yeux ouverts au moment de la naissance ! Le sevrage des bébés se fait entre 6 et 8 semaines.   La localisation de la cage La cage devrait être située dans un endroit bien éclairé (mais sans la lumière directe du soleil), sans courant d’air, pas trop chaud ni trop humide (idéalement moins de 50%). De plus, la cage devrait être loin de la télévision, du système de son ou de la radio. Les ondes qui se dégagent de ces appareils peuvent stresser votre animal. Il ne faut pas oublier que ce sont des animaux nocturnes. Il faut donc éviter de mettre la cage dans ou près d’une chambre à coucher.   Cage La cage doit être aussi grande que possible surtout en hauteur. Elle doit être munie de hamac, de plateformes et de branches pour leur permettre de courir et de sauter. Une boîte en plastique, en carton ou en bois devrait être présente dans la cage pour permettre à votre chinchilla de s’y réfugier... ou ronger ! Attention toutefois de choisir des branches d’arbres non traités par des pesticides. La litière ne doit pas être poussiéreuse pour éviter les problèmes respiratoires : on préfèrera les litières de chanvre, de papier recyclé et de copeaux de maïs à la sciure de bois. La litière de cèdre est déconseillée à cause de son effet irritant sur la peau, les yeux et le système respiratoire. Un bain de sable (5 cm de profondeur) devrait être mis à leur disposition pendant 20 à 30 minutes une fois par jour pour maintenir leur pelage propre et prévenir les maladies de peau.   Diète Les chinchillas sont strictement herbivores . Il est recommandé de leur donner des granulés spécialement conçus pour eux. Du foin de fléole des prés (timothey) devrait toujours être disponible avec quelques morceaux de légumes frais. Les fruits secs ou frais peuvent être offerts comme friandise occasionnelle.   Visite chez le vétérinaire : Un examen clinique annuel incluant un examen dentaire est recommandé. Des puces électroniques sont disponibles pour identifier les chinchillas et un fichier national permet depuis peu de vous contacter en cas de fugue...
Les vomissements chez le chien
16/04/2021

Les vomissements chez le chien

Les vomissements peuvent être la conséquence d’une simple i ndigestion , mais également d’une maladie du système digestif ou d’une maladie générale. Lors d’une indigestion, une mise à la diète suffira. En revanche, dans les autres cas, un traitement sera nécessaire.   1.        Qu’est-ce que le vomissement ? Expulsion brutale du contenu de l’estomac souvent précédée de mouvement de mâchonnement et d’un écoulement de salive.   2.     QUels types dE VOMISSEMENT ? Vomissements aigus : • Provoqués par une maladie du tube digestif (gastrite, tumeur de l’estomac, maladie générale telle la parvovirose).        Vomissements chroniques : • Répétés et prolongés durant plusieurs semaines, dus à des affections non digestives (pyomètre, insuffisance rénale, hépatique...). • Peuvent être également la cause de la prise de certains médicaments . Vomissements liés à la prise d’un repas : • S’il a lieu quelques minutes ou quelques heures après le repas, il peut être lié à des aliments plus ou moins digérés . • Si le vomissement ne contient que de la bile et du mucus, c’est qu’il n’est pas lié au repas.   4.        Aspect des matières vomies Les vomissements sont constitués de mucus gastrique ou de bile (coloration jaunâtre). • la présence de sang dans les matières vomies peut avoir diverses significations : une simple rupture d’un vaisseau sanguin ou un saignement chronique résultant d’une lésion plus grave tels une tumeur ou un ulcère. Un caillot de sang frais est produit par des lésions récentes, alors qu’un sang de teinte brun noirâtre résulte d’une lésion plus ancienne. • Lors d’un arrêt du transit intestinal, les matières vomies prennent un aspect fécaloïde.   5.        Conséquences du vomissement Déshydratation (le rejet des sécrétions digestives peut atteindre 2 litres par jour pour un chien de 20 kg). • Certains minéraux sont également rejetés avec le liquide gastrique.   6.        Traitements Il est toujours préférable de déterminer la cause des vomissements pour adapter le traitement. Quelle que soit la cause, la mise à jeun avec le retrait de la boisson pendant 24 heures est utile : cela favorise la cicatrisation de la muqueuse gastrique et permet d ’éviter la stimulation des sécrétions gastro-intestinales susceptibles d’attaquer la muqueuse. Les animaux ont souvent très soif et la mise à disposition d’une quantité d’eau en abondance entraîne un abreuvement excessif qui engendre à nouveau des vomissements. Selon l’état de l’animal, l’eau devra être donnée sous forme de perfusions ou en très petites quantités et fréquemment. Médicaments : ils sont nombreux pour faire cesser les vomissements, mais doivent être donnés suite à une consultation , afin de prescrire le plus adapté aux causes des vomissements.   Conclusion Face aux vomissements, il faut être le plus précis possible dans l’observation et la détermination des signes cliniques. Grâce à vos observations, vous nous aiderez à diagnostiquer la cause et la gravité des symptômes.  
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